Conséquences de la crise du coronavirus pour le secteur de la rénovation

  • mai 19, 2020

En cette année 2020, le Covid-19 frappe sans pitié pratiquement tous les pays. Les conséquences sont souvent incalculables et la façon de travailler change radicalement dans tous les secteurs. BE REEL! s’est attaché à appréhender les implications de la crise du coronavirus sur le secteur de la rénovation et ses acteurs.

Retards

Abordons d’abord une des principales conséquences de cette crise : les retards ! Plusieurs projets sont retardés en raison des mesures de quarantaine forcée. Les rénovations ne peuvent ainsi pas toujours être réalisées dans les délais prévus. Soit en raison du retard dans les différentes procédures, les délais étant prolongés ou temporairement suspendus. Soit sur le chantier, mais il n’y est pas question d’un arrêt complet. Les travaux dans des bâtiments non résidentiels peuvent par exemple être effectués, à condition que les règles en matière d’hygiène, de sécurité et de distanciation sociale soient strictement respectées.  Les travaux à l’intérieur des habitations sont exclus, sauf en cas d’extrême urgence (par exemple, plomberie).

Davantage de télétravail

Notre façon de travailler a également changé. Tout le monde travaille depuis son domicile, les systèmes étaient déjà prévus pour le télétravail à grande échelle. Les réunions sont organisées (si possible) par vidéoconférence. En raison du report des ateliers et des sessions de formation, d’autres solutions doivent être trouvées pour diffuser les connaissances.

La nature de certaines professions et fonctions ne permet parfois pas le télétravail. Ainsi, un tiers des entreprises de construction est totalement à l’arrêt. Les raisons principales ? Un chantier fermé (66 %) ou une perturbation de l’approvisionnement en matériaux de construction (59 %). La plus grande incertitude concerne toutefois les nouveaux chantiers. Cinquante-trois pour cent de ces chantiers n’ont pas commencé et un tiers des architectes affirme ne pas pouvoir se prononcer sur ce sujet.

Préoccupations d’ordre financier

La crise entraîne également des problèmes financiers et économiques. Le gouvernement fédéral a assoupli le chômage temporaire et la perception de certains impôts, ce qui constitue un filet de sécurité temporaire pour de nombreux citoyens et peut également constituer une solution temporaire pour les entreprises. En outre, les entités fédérées jouent également un rôle important dans le soutien économique. Le gouvernement flamand (en néerlandais) prévoit ainsi une prime de nuisances, une prime de compensation, des prêts et des garanties subordonnés, ainsi que la création d’un fonds d’urgence pour les associations subventionnées. Pour la Région de Bruxelles-Capitale, toutes les subventions structurelles restent assurées, une prime de nuisances a été créée et un fonds d’urgence a été mis en place pour les secteurs non lucratifs. Le Gouvernement wallon a également pris des mesures similaires, à savoir une prime de nuisances et un fonds de soutien aux entreprises touchées. Enfin, la Commission européenne (en anglais) a également pris des mesures pour aider les entreprises et les États membres à faire face à la crise du Covid-19.

Liens utiles

Informations sur la crise du coronavirus en Flandre/Mesures économiques</1221>

Informations sur la crise du coronavirus en Wallonie/Mesures économiques

Informations sur la crise du coronavirus à Bruxelles/Mesures économiques

Mesures de soutien du gouvernement fédéral

Informations sur la crise du coronavirus – Commission européenne

Confédération construction (secteur de la construction)

NAV (pour les architectes)